La pilule, doutes et confirmations

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LA PILULE CONTRACEPTIVE 

Vécue comme une véritable révolution à son apparition en France à la fin des années 60, la pilule contraceptive a profondément changé la vie des femmes. Symbole d’émancipation, en leur offrant la maîtrise de leur fécondité, elles ont eu la liberté de disposer de leur corps.

Depuis cette grande avancée, la prise de la pilule s’est transformée aujourd’hui en un geste anodin : mode de contraception assurément, mais aussi outil de régulation du cycle menstruel ou embellissement de la peau, en France, une femme sur deux entre 15 et 49 ans prend la pilule. Pourtant il s’agit d’hormones, un œstrogène de synthèse et un progestatif de synthèse. Leurs effets secondaires sont réels, mais pour certains invisibles ou passés sous silence.

Récemment, l’existence de nouvelles générations de pilules et leurs risques ont été révélés au grand jour, par le biais du procès intenté par une jeune femme victime d’un accident vasculaire cérébral après la prise de pilule contraceptive. L’annonce du déremboursement des pilules de 3e et 4e génération et la suspension de Diane 35 qui n’aurait jamais du être prescrite comme contraceptif ajoutent à la confusion.

Faisons le point sur les idées reçues autour de la pilule et ses dangers réels.

La pilule, comment ça fonctionne ?

La pilule reproduit les deux hormones fabriquées par les ovaires : les oestrogènes et la progestérone. Ces hormones de synthèse agissent sur les organes sexuels par le biais de l’hypophyse, elles leurrent le corps, lui faisant croire à une grossesse, ce qui bloque l’ovulation et met en sommeil le cycle naturel. Certains des effets secondaires, comme les nausées ou la prise de poids, s’expliquent par cet état de pseudo-grossesse.

Quels sont les différents types de pilules ?

Il existe deux grands types de pilules : les pilules combinées, de loin les plus prescrites en France, et les pilules progestatives.

Les pilules combinées ou oestro-progestatives associent un œstrogène de synthèse (l’éthinil-estradiol ou EE) et un progestatif de synthèse. Une vingtaine de marques sont commercialisées, sans compter les génériques. La spécificité de chacune repose sur un dosage particulier d’EE combiné à un type particulier de progestatif. Plusieurs combinaisons sont proposées, avec une dose plus ou moins élevée d’oestrogènes associée à un progestatif de génération plus ou moins récente.
De leur côté, les pilules progestatives ou micro-dosées sont le plus souvent prescrites aux femmes pour lesquelles la pilule combinée est déconseillée ou contre-indiquée, elles contiennent uniquement un progestatif de synthèse.

Quels sont les effets secondaires et les risques ?

La pilule n’a rien d’anodin, c’est un médicament qui n’est pas en vente libre et qui comporte des effets secondaires démontrés depuis de nombreuses années. Bien des femmes n’évaluent pas clairement les effets d’un tel traitement hormonal : augmentation des risques d’accidents cardio-vasculaires, des risques de cancers ainsi qu’une ribambelle d’effets divers.

Aujourd’hui, l’attention est portée sur le risque thrombo-embolique, c’est à dire la formation d’un caillot généralement dans les veines, plus rarement dans les artères et qui peut être la cause d’une embolie, d’une phlébite, d’un infarctus ou d’un accident vasculaire cérébral. Tout contraceptif contenant des oestrogènes accroit légèrement ce risque, mais la polémique se focalise sur les pilules de 3e et 4e génération qui le multiplient par 2 par rapport à leurs ancêtres de 1e et 2e génération, sans apporter aucun bénéfice supplémentaire.  Pourtant ces pilules ont été prescrites massivement autant comme mode de contraception, que sur la promesse d’améliorer la qualité de vie : moins de migraines, moins d’acné ou perte de poids. Alors qu’aucun de ces avantages n’a pu être démontré. Que penser d’un médicament qui n’apporte rien par rapport à ceux qui existaient avant lui et qui présente davantage d’effets secondaires ? La seule explication, c’est le marketing pharmaceutique intense dont ces pilules ont bénéficié afin de redynamiser le marché dans un secteur extrêmement lucratif.

Mais aucune pilule ne peut être sans danger pour la santé, elles font toutes courir des risques certains démontrés par de nombreuses études. En 2005, le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a classé la pilule oestro-progestative parmi les produits cancérigènes du groupe 1, ceux dont l’action est certaine. Bien que la pilule diminue le risque de cancer de l’endomètre et de l’ovaire, elle augmente celui du cancer du sein, du col de l’utérus et du foie. De son côté, la pilule progestative comporte une possibilité de risque de cancer, notamment de l’endomètre, elle est classée 2B : dangerosité suspectée et non avérée. La plupart de ces risques augmentent avec la durée d’utilisation. Selon le Pr Henri Joyeux, éminent cancérologue, il serait acceptable pour une femme de prendre la pilule pendant 2 ans, voire 5 ans s’il s’agit d’une pilule micro-dosée. On est très loin du compte quand on sait qu’il n’est pas rare que la pilule soit prescrite à une jeune fille de 15 ans, que se passera t-il quand elle aura 20 ans ?

Outre sa propension à abîmer les vaisseaux et à augmenter le risque de cancer, la prise de la pilule provoque des effets secondaires notables. Ceux ci sont variables d’une personne à l’autre et la liste est impressionnante : vomissements, migraines, saignements, jambes lourdes, tensions mammaires, variations de l’humeur, perte de cheveux, etc. Plusieurs études ont également confirmé l’impact négatif de la contraception orale sur la sexualité des utilisatrices : baisse du désir, sécheresse vaginale, plaisir en berne.

Et l’environnement ?

Toutes les données pointent les dangers importants liés à l’utilisation de la pilule. Mais le retentissement sur l’environnement est tout aussi inquiétant. Une fois éliminées par l’organisme, les hormones synthétiques passent par les eaux usées et finissent dans l’eau des rivières. Même à dose infime, ce sont de véritables poisons qui s’ajoutent aux autres perturbateurs endocriniens, déréglant les mécanismes de reproduction des animaux, des poissons notamment. Sans parler des effets négatifs potentiels sur la fertilité masculine.

Si vous prenez la pilule, à ne pas oublier

On mentionne rarement que dans la plupart des cas la prise de la pilule crée ou augmente les besoins en nutriments : en particulier le magnésium, la vitamine B6 et le zinc, mais également la vitamine C, la vitamine A et les autres vitamines du groupe B.

La pilule est aussi un facteur de surcharge du foie, c’est pourquoi il est recommandé d’entreprendre régulièrement une cure de drainage pour le soutenir dans son travail de détoxication.

Certains troubles de santé sont amplifiés par la prise de la pilule : candidose, maladie de Raynaud, insuffisance veineuse, acné, surpoids, etc.

Peut on se passer de la pilule ?

Comment se libérer de la pilule et trouver un mode de contraception idéal et sans inconvénient ? Outre les autres méthodes hormonales comme l’anneau vaginal, l’implant ou certains DIU (dispositif intra utérin, autrement dit stérilet), il existe des méthodes mécaniques ou chimiques comme le DIU en cuivre, le diaphragme ou le préservatif. Mais toutes imposent des contraintes et nécessitent des compromis.

Savez vous qu’il existe une alternative naturelle et écologique qui permet de vivre sa sexualité de façon libre et autonome ? La méthode sympto-thermique prend en compte différents éléments physiologiques du cycle féminin pour déterminer les périodes de fécondité. Non, il ne s’agit pas de laisser faire la nature et de mettre au monde des enfants chaque année ! C’est une méthode fiable, qui repose sur des consignes simples dont l’apprentissage est aisé. Elle conjugue l’observation de la glaire cervicale, l’auto-palpation du col de l’utérus et la prise de température, ou l’aide des nouvelles technologies (Clearblue, LadyComp). Le Pr Joyeux la nomme « l’écologie de la sexualité », en ayant connaissance des périodes de fertilité, les couples vont aussi à la (re)découverte des valeurs humaines qui s’y rattachent : respect de la femme, responsabilité partagée face à la contraception, désir parfois différé et qui se régénère, …

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  1. votre site est très joli et vos livres magnifiques

    Commentaire par formation réflexologie — 19 mai 2013 @ 22 h 05 min

  2. Bonjour

    Je porte à votre connaissance que mon livre : La pilule un bienfait pour ma santé, ma fertilité ? a été édité par Connaissances et Savoirs en cliquant sur mon site : lapiluleenquestion.be on trouve de suite l’éditeur. Vous trouverez aussi sur mon site la version PDF du livre.
    Dans mon livre et sur mon site, je défends la vie, la santé, la fertilité, l’union conjugale.
    Je m’aligne sur la naturopathie.
    Bien à Vous

    Commentaire par Lambert — 12 mars 2016 @ 16 h 36 min

  3. Merci de l’info et bravo pour votre livre !

    Commentaire par Annie — 12 mars 2016 @ 17 h 08 min

  4. Merci beaucoup pour cet article très complet. En effet une alternative existe dans les méthodes naturelles et la méthode sympto-thermique est une des plus rassurantes. Il y a aussi de nombreux outils (modernes!) qui permettent de suivre et interpréter ses observations, dans un respect de la nature et du couple. Les recherches sont très à jour et nous sommes loin des méthodes hasardeuses basées sur le calendrier qui font la mauvaise réputation des méthodes naturelles en général!

    Commentaire par Cycle Naturel — 28 mai 2016 @ 17 h 11 min

  5. Bonjour, votre article est très intéressant. Pouvez-vous donner le lien de votre livre en PDF? Je ne le trouve pas… Merci!

    Commentaire par Sophie — 20 juillet 2016 @ 15 h 44 min

  6. A télécharger sur le lien indiqué plus haut, vous n’avez pas essayé ?

    Commentaire par Annie — 21 juillet 2016 @ 8 h 39 min